Agréments, autorisations et relations avec le superviseur
Exercer une activité bancaire, d’assurance ou d’intermédiation suppose un agrément ou une immatriculation, puis une relation continue avec l’ACPR : notification des changements d’actionnariat, réponse aux demandes, contrôles sur pièces et sur place, suites éventuelles. BPA, cabinet de conseil et organisme de formation depuis 2003, vous aide à préparer un dossier d’agrément solide et à aborder un contrôle sans le subir.
Ce que la réglementation vous impose
Obligations légales et réglementaires (droit français en vigueur)
- Obtenir l’agrément avant de commencer. Une entreprise d’assurance ne peut commencer ses opérations qu’après avoir obtenu un agrément administratif délivré par l’ACPR ; il est accordé pour une ou plusieurs branches, et l’entreprise ne peut pratiquer que les opérations pour lesquelles elle est agréée (C. assur., art. L. 321-1). Pour les établissements de crédit, l’agrément est celui prévu à l’article L. 511-10 du CMF ; l’ACPR ou la BCE, selon les cas, se prononce dans un délai de six mois à compter de la réception de la demande complète, sans pouvoir excéder douze mois à compter de la demande initiale (CMF, art. R. 511-2-1).
- S’immatriculer lorsque l’on est intermédiaire. Les intermédiaires d’assurance ou de réassurance, comme les intermédiaires en opérations de banque et en services de paiement, les conseillers en investissements financiers, les agents liés et les intermédiaires en financement participatif, doivent figurer sur le registre unique des intermédiaires, accessible au public et à renouveler chaque année (C. assur., art. L. 512-1 ; CMF, art. L. 546-1). Pour ces acteurs, l’accès au marché passe par l’immatriculation, non par l’agrément.
- Déclarer et faire autoriser les changements. Toute modification dans la répartition du capital d’un établissement de crédit ou d’une société de financement doit être notifiée à l’ACPR. Les prises ou extensions de participations dans un établissement de crédit font l’objet, sur proposition de l’ACPR, d’une décision d’opposition ou de non-opposition de la BCE ; elles doivent être autorisées par l’ACPR pour une société de financement. Toute autre modification des conditions de l’agrément appelle, selon les cas, autorisation préalable, déclaration ou notification (CMF, art. L. 511-12-1). Le défaut de notification expose à une injonction et à une sanction pécuniaire.
- Se soumettre au contrôle. Le secrétaire général de l’ACPR organise les contrôles sur pièces et sur place ; il peut recourir à des corps de contrôle extérieurs, à des commissaires aux comptes ou à des experts (CMF, art. L. 612-23).
- Répondre des manquements. La commission des sanctions de l’ACPR peut prononcer l’avertissement, le blâme, l’interdiction d’opérations, la suspension ou la démission d’office de dirigeants, le retrait partiel ou total d’agrément, ainsi que des sanctions pécuniaires dont les plafonds varient selon les manquements (CMF, art. L. 612-39) ; les établissements de crédit relèvent, pour les manquements prudentiels, de l’article L. 612-40 du CMF.
Un cadre européen en évolution
La transposition de la directive (UE) 2024/1619 (CRD6), notamment par l’arrêté du 29 juillet 2026, fait évoluer le cadre de l’agrément, en particulier pour les succursales de pays tiers. Anticipez ces évolutions dans vos projets.
Passeport européen, succursales, participations : les points d’attention
Le passeport européen (libre prestation de services, libre établissement) permet d’exploiter dans l’Espace économique européen un agrément obtenu dans un État membre, dans le cadre de la directive 2013/36/UE pour les banques et de Solvabilité 2 pour les assureurs ; ses modalités de notification sont à vérifier opération par opération. Pour une opération de croissance externe, l’appréciation du caractère approprié de l’acquéreur et de la solidité financière de l’acquisition conditionne l’autorisation (CMF, art. L. 511-12-1) : elle doit être anticipée dans le calendrier de l’opération.
Ce que BPA fait pour vous
Conseil
- Agréments et autorisations : constitution du dossier de demande auprès de l’ACPR, de l’AMF ou de l’ORIAS, depuis le cadrage stratégique et la définition des indicateurs de pilotage jusqu’à la mise en œuvre opérationnelle.
- Accompagnement contrôle ACPR : avant la notification (auto-évaluation, diagnostic, revue des rapports réglementaires), pendant la mission sur place (assistance à la direction, préparation de la documentation) et après (actions correctrices, mise à jour des procédures).
Formation
- Anticiper et gérer un contrôle ACPR : de la notification du contrôle à la réponse au pré-rapport, avec constitution de la data room et posture face aux inspecteurs.
BPA est un organisme de formation certifié Qualiopi ; la commission AFNOR « Gouvernance et conformité » est présidée par André Jacquemet.
Pour quels secteurs ?
Pour aller plus loin
- FRANCE : L’AMF ne peut plus sanctionner les entraves à ses contrôles et enquêtes ?
- Les suites d’un contrôle touchent souvent le dispositif de lutte contre le blanchiment : voir notre page LCB-FT.