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Quelle est la fonction de la gouvernance dans la RSE ?

RSE et gouvernance
Face aux enjeux stratégiques et opérationnels de la RSE, les entreprises en 2022 n’ont d’autres alternatives que d’instaurer une politique œuvrant en faveur du développement durable. Qu’est-ce que la Responsabilité Sociétale des Entreprises exactement ? Quels en sont les enjeux et quel est le rôle de la gouvernance d’entreprise dans la RSE ? Voici tout ce que vous devez savoir sur le sujet.

Le développement durable repose sur une notion fondamentale : chaque entreprise est responsable de l’impact environnemental et sociétal engendré par ses activités.

Avec pour objectif d’assurer la mise en place de pratiques plus respectueuses des ressources et des droits de l’homme, l’entreprise doit collaborer avec les parties prenantes : c’est le principe de la Responsabilité Sociétale des Entreprises.

Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) : qu’est-ce que c’est ?

Définition

Selon la Commission européenne, la responsabilité sociétale ou responsabilité sociale des entreprises représente l’ensemble des mesures mises en place par les entreprises pour intégrer la dimension sociale et environnementale à leurs activités commerciales et dans leurs rapports avec les parties prenantes.

La RSE, en d’autres termes, est l’implication des entreprises face aux enjeux du développement durable. Une organisation qui adopte une politique RSE intègre une démarche éthique dans le but de générer un impact positif sur la société et l’environnement tout en restant économiquement stable.

Mesurer son engagement RSE : les principes d’une gouvernance réussie

En France, la loi NRE (Nouvelles Régulations Économiques) inclut au début du siècle un rapport obligatoire (avec des données financières, sociales et environnementales) pour les sociétés cotées, avec + de 500 salariés et dont le chiffre d’affaires est supérieur à 40 M d’euros. Le rapport RSE est un moyen de communication extrêmement efficace pour les entreprises françaises, elle leur permet de souligner leurs actions en faveur du développement durable et de mettre en avant leur avancée en matière de RSE. Une entreprise peut aussi évaluer son niveau de développement RSE grâce à des labels comme LUCIE, programme basé sur les fondements de la norme ISO 26000. Ce label offre aux entreprises la possibilité de mesurer et de développer leur engagement RSE sur le long terme.

Bon à savoir : la loi PACTE (plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) du 22 mai 2019 a pour objectif de promouvoir la croissance des entreprises à toutes les étapes de leur développement, mieux répartir la valeur créée par les entreprises et les salariés et inclure davantage les aspects sociaux et environnementaux dans leur stratégie

Dans cet esprit, l’ISO a mené à bien des travaux sur la gouvernance des organisations avec la participation active de BPA et d’autres experts internationaux en tant que co-rédacteurs. Ces travaux sur la gouvernance ont débouché sur la création de la norme ISO 37000.

Les 7 principes de gouvernance pour une bonne démarche RSE

Une bonne gouvernance pour une démarche RSE efficace repose sur 7 fondamentaux selon les normes ISO 26000.

1. La redevabilité

L’entreprise doit être capable de cautionner son impact au niveau économique, social et environnemental (respect des lois et réglementations). Elle doit également s’assurer de ne pas reproduire de conséquences négatives, involontaires et imprévues.

2. La transparence

L’entreprise doit assurer une certaine transparence dans la prise de décisions et concernant ses activités dès lors que celles-ci engendrent des répercussions sur la société et l’environnement. Elle doit communiquer régulièrement de façon claire et compréhensive sur ses activités, décisions et stratégies tout en incluant leurs éventuels impacts sur la société et le climat.

3. La démarche éthique

La démarche de l’entreprise doit être basée sur des valeurs fondamentales : l’honnêteté, l’équité, l’intégrité. Ces notions impliquent sa préoccupation des autres, des animaux, de la nature, et que l’entreprise s’engage à répondre de ses actes et activités sur les intérêts des parties prenantes.

4. La prise en compte des intérêts des parties prenantes

L’entreprise doit être capable de reconnaître et valoriser les intérêts de ses parties prenantes et de s’y engager.

5. Le respect du principe de légalité

L’entreprise doit reconnaître la notion (obligatoire) de légalité, respecter et être en conformité avec toutes les lois et réglementations en vigueur puis les diffuser auprès des membres de l’entreprise qui se chargeront de les mettre en application.

6. L’intégration des normes internationales de comportement

L’entreprise doit s’assurer d’inclure les normes internationales de comportement y compris dans les pays où la législation va à l’encontre de ces normes

7. Le respect des droits de l’homme.

L’entreprise doit respecter et promouvoir au mieux les droits mentionnés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et prendre des mesures nécessaires pour respecter ces droits

Le saviez-vous ? La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est issue du livre vert « Promouvoir un cadre européen pour la responsabilité sociale des entreprises » COM (2001) 366 final du 18 juillet 2001. Le concept de responsabilité sociale des entreprises signifie que celles-ci décident volontairement de contribuer à l’amélioration de la société et de l’environnement.

Politique RSE : quelle gouvernance ?

La gouvernance est au cœur de la mise en place d’une démarche RSE et permet l’instauration d’une stratégie dans le but d’atteindre les objectifs que s’est fixés l’entreprise en matière de développement durable. Une bonne gouvernance repose sur 5 points essentiels :

Un management dynamique

Le management de l’entreprise a pour mission de promouvoir les valeurs RSE définies pour la direction et s’assure que tous les employés les appliquent dans la réalisation de leur fonction.

Choisir des partenaires avec qui collaborer implique de tenir compte des conditions dans lesquelles sont fabriqués leurs produits, l’impact environnemental et sociétal ou encore la gestion des ressources.

Une communication durable

Pour une démarche RSE réussie, il est primordial pour l’entreprise d’instaurer une communication efficace et transparente (en interne et externe) selon les principes de la norme ISO 26000.

Un respect strict de la réglementation

La réglementation a pour but de protéger la vie sociale. Il existe une législation pour chaque secteur : la santé, la gestion des ressources humaines, le commerce, la sécurité, l’environnement, etc. Le respect des droits de l’homme et de l’environnement assure déjà pour l’entreprise une grande avancée en matière de RSE.

Une proximité avec les parties prenantes

Une collaboration très étroite avec les parties prenantes (salariés, actionnaires, membres du conseil d’administration, clients, fournisseurs, banques, etc.) permet aux entreprises d’anticiper leurs besoins et y répondre de manière efficace.

Une politique d’achat en lien avec la responsabilité sociétale

Pour rester dans le cadre de la responsabilité sociétale, la politique d’achat doit inclure l’aspect social et environnemental des activités de l’entreprise tout en cherchant à maintenir sa performance.

En 2022, afficher une bonne image de l’entreprise auprès des parties prenantes représente un défi de taille. Une gouvernance réussie améliore la rentabilité et la transparence de l’entreprise ce qui lui permet de gagner de la crédibilité auprès des parties prenantes. Les entreprises qui considèrent les aspects sociaux et environnementaux dans leurs activités contribuent à améliorer leur image de marque à la fois auprès des salariés et des consommateurs. Besoin de conseils sur la gouvernance pour une stratégie responsable et sociétale réussie ? Faites appel à un expert qui saura vous donner les solutions clés en main.